Le Mahatma Gandhi

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Le Mahatma Gandhi

Nul homme qui aime son pays ne peut l'aider à progresser s'il ose négliger le moindre de ses compatriotes.
Gandhi, homme politique et philosophe indien (Extrait de Ganesh)

 

 

Sommaire:

1. Biographie

2. La Paixracontée par Gandhi

 

 

1. Biographie

Gandhi (Mohandas Karamchand)
Philosophe et homme politique indien (Porbandar, 1869 — Delhi, 1948) 

Mohandas Gandhi naît en 1869 à Porbandar, petit port de la presqu'île de Kathiawar (Gujerat), une région du nord-ouest de l'Inde ouverte à de multiples influences. Son père, Premier ministre de la minuscule principauté, est un notable appartenant à la caste intermédiaire des marchands – gandhi signifie «épicier». Élevé par sa mère dans les convictions hindoues, mais aussi dans la tolérance à l'égard de l'islam, le jeune Mohandas est également influencé par le jaïnisme. Très répandue au Gujerat, cette religion dérivée de l'hindouisme professe la non-violence radicale, l'ahimsa, qui conduit à la préservation de toute vie humaine et animale ; elle sera la grande source d'inspiration de Gandhi. 

Marié à quatorze ans à la non moins jeune Kasturbai, dont il devient très épris, il rompt avec son milieu en partant faire ses études de droit en Grande-Bretagne, et s'inscrit au barreau de Londres en 1891. S'il entre ainsi en contact avec l'Occident, apprécie les vêtements élégants, apprend la danse, le violon, le français, il pratique également – selon le vœu qu'il a prononcé devant sa mère – le végétarisme et la chasteté. Il lit beaucoup : le Nouveau Testament, la Bhagavad-Gita, des spiritualistes occidentaux comme Ruskin et Tolstoï, les théosophes anglais. 

En 1893, le jeune avocat est appelé en Afrique du Sud, colonie de l'Empire britannique, où des milliers d'Indiens travaillent contractuellement. Il y est confronté très vite à l'injustice et à la discrimination raciale qu'exercent les maîtres blancs – Britanniques et Boers – à l'encontre des Noirs et des Indiens. Violemment expulsé d'un train, alors qu'il a payé son billet de première classe, il s'insurge. Premières protestations, premier succès : il obtient bientôt que les Indiens proprement vêtus aient le droit de voyager en première classe. En 1894, le gouvernement du Natal refuse aux Indiens le droit d'élire les membres du Corps législatif; Gandhi rassemble 10.000 signatures au bas d'une pétition et fonde le Congrès indien du Natal. 

Mais combattre avec les armes politiques classiques paraît bientôt insuffisant à Gandhi: il faut se réformer soi-même avant de réformer les autres. Dans la ferme collective – la ferme Tolstoï – qu'il fonde près de Durban au début du siècle, il impose l'ascétisme et le jeûne. Rompant avec les pratiques orthodoxes de l'hindouisme, il se coupe les cheveux lui-même, nettoie ses latrines – travaux strictement réservés aux intouchables – et oblige son entourage à faire de même. Puis, en 1906, alors qu'il n'est âgé que de trente-sept ans, il renonce à jamais aux relations sexuelles, afin de canaliser son énergie vers les combats spirituels : c'est le «grand renoncement», ou brahmaçarya. 

Gandhi se bat dès lors au moyen de la non-violence, empruntée à la religion jaïn – qui lui permet d'organiser de grands mouvements pacifiques de désobéissance civile culminant en 1913 avec la grève des mineurs et la marche des femmes indiennes outragées par la loi ne reconnaissant pas les mariages non chrétiens – et de la satyagraha (la «force de la vérité»), concept dont il est l'inventeur : l'action consiste, en acceptant publiquement de l'adversaire la prison et les mauvais traitements, à lui montrer qu'il participe à l'injustice, à le persuader qu'il a tort et finalement à l'amener à réviser son point de vue. Ainsi le général Smuts, Boer intraitable, finit-il en juin 1914, après des années de lutte, par signer un compromis avec Gandhi : les mariages non chrétiens redeviennent légaux, la taxe de trois livres (six mois de salaire) imposée aux indiens qui voulaient devenir des travailleurs libres est abolie. 

À son retour dans son pays en 1914, après vingt années passées en Afrique, Gandhi est déjà très populaire. Il prend contact avec les intellectuels et les hommes politiques de l'époque : le modéré hindou Gokhale, le poète bengali Tagore, la théosophe anglaise Annie Besant – fondatrice de la Indian Home Rule League (Ligue pour l'autonomie indienne). 

Mais surtout, il renoue avec l'Inde profonde des villages. Sa première grande cause est la défense des paysans déshérités du Bihar (à la frontière du Népal), métayers obligés de cultiver l'indigotier pour le seul bénéfice des planteurs britanniques. Entouré de jeunes intellectuels, Gandhi parcourt les villages, suscite l'enthousiasme des foules et affole les Britanniques. Un compromis est trouvé sur le remboursement des sommes versées indûment aux planteurs : Gandhi a réussi à effacer la «tache d'indigo». Puis le Mahatma (surnom signifiant «Grande Âme») se rend à Ahmadabad pour défendre les ouvriers du textile et inaugure le jeûne politique mené jusqu'à satisfaction des revendications. 

Chevaleresque, il soutient l'effort de guerre britannique en appelant au recrutement en 1918, mais reprend bientôt l'action contre l'oppression coloniale. Le 6 avril 1919, il lance le premier grand "hartal" : grève totale et silence dans tout le pays. C'est un succès. Cependant, à Amritsar (Pendjab), le général anglais Dyer fait tirer sans sommation, «pour l'exemple», sur une foule pacifique ; le bilan est terrible : de 300 à 400 morts, près d'un millier de blessés. Gandhi considère alors «avoir commis une erreur grosse comme les montagnes de l'Himalaya», et suspend le mouvement de satyagraha. 

À cette époque, les musulmans indiens se mobilisent pour soutenir le califat, autorité musulmane suprême détenue par le sultan ottoman menacé de déposition – ce dont ils tiennent les Britanniques pour responsables. Une sorte d'union sacrée entre hindous et musulmans s'établit alors contre la domination britannique. En 1920, Gandhi propose au parti nationaliste du Congrès (formé en 1885) un programme d'ampleur nationale, fondé sur la non-coopération. Pour ruiner l'Empire, il faut paralyser son fonctionnement, boycotter les titres et fonctions honorifiques, les écoles britanniques, les tribunaux et les produits d'origine étrangère. Tous les foyers indiens sont appelés à filer et à tisser à la main le khadi (étoffe de coton) afin de remplacer les tissus importés et de relancer l'artisanat local. De grands avocats démissionnent, des paysans ne paient plus l'impôt. L'Inde profonde bouge. Mais les Britanniques répriment massivement : 20.000 personnes sont appréhendées à la fin de 1921. La violence explose à Chauri Chaura, où 22 policiers périssent brûlés vifs, lynchés par la foule. Gandhi suspend immédiatement toute action, il est pourtant arrêté. 

Entre 1922 et 1928, le mouvement de masse s'effrite. Condamné à six années de prison, dont deux seront effectuées, Gandhi se livre à la réflexion et à la «libération intérieure». Il jeûne beaucoup : vingt et un jours afin de rapprocher hindous et musulmans, qui s'opposent désormais. La Ligue musulmane de Muhammad Ali Jinnah prend la forme d'un véritable parti, bien que beaucoup de musulmans lui restent étrangers. 

Sur les routes de l'Inde, dans l'ashram (ermitage) d'Ahmadabad et dans les prisons, le gandhisme s'élabore. Fondé sur l'expérimentation de la libération intérieure, au moyen du jeûne et de la purification, il n'est pas pourtant un simple mysticisme. Le Mahatma veut agir sur le monde : au-delà de la résistance à l'oppression, par les voies éprouvées de la non-violence et de la satyagraha, il désire également remédier aux abus propres à la société indienne, tout particulièrement à l'intouchabilité. Exclus de la hiérarchie des castes, les «intouchables» sont considérés comme tellement impurs qu'on leur assigne les tâches les plus dégradantes (vidanges, dépeçage des animaux) ; ils vivent généralement en dehors des villes et des villages, en des lieux réservés, dans une misère extrême. Pour Gandhi, cette exclusion est une tare intolérable que l'hindouisme primitif ne connaissait pas. Les intouchables sont à ses yeux des harijans («enfants de Dieu») comme les autres êtres humains : il les fait admettre, non sans mal, dans son propre ashram, révolutionnant ainsi des habitudes ancestrales. 

Que propose Gandhi ? Une pauvreté libératrice et une vie proche de la nature, l'entente des communautés religieuses, l'abolition de l'intouchabilité, l'autonomie économique des villages, l'instruction de la population et l'émancipation des femmes. En somme, un idéal de petits producteurs autosuffisants appliquant des règles de vie simples et fraternelles, sans rôle économique de l'État : un mélange d'idées conservatrices et de principes novateurs. 

En 1928, la satyagraha reprend ; 90.000 paysans refusent l'augmentation des impôts; violence et terrorisme s'accroissent alors que la crise de 1929 touche durement l'Empire. Le vice-roi, lord Irwin, promet une conférence, dite de la Table ronde, en vue de conduire l'Inde vers un éventuel statut de dominion. Au Congrès, certains demandent une déclaration immédiate d'indépendance et l'entrée dans la lutte violente contre le colonisateur. Gandhi obtient un répit. Il semble hésiter sur le choix des moyens d'action. Soudain, le 12 mars 1930, il entreprend avec une poignée de disciples une longue marche destinée à marquer le refus de la taxation anglaise sur le sel. Pendant vingt-quatre jours et au long de 350 km, la «marche du sel» est suivie par une foule toujours plus nombreuse de villageois, de journalistes et d'intellectuels. Au bout, la mer : Gandhi, imité par des milliers de personnes, ramasse une poignée de sel. Il devient célèbre dans le monde entier. 

De nouveau emprisonné, il est néanmoins invité à la deuxième conférence de la Table ronde, qui se tient à Londres en 1931. Vêtu d'un simple pagne et d'un châle, il séduit le petit peuple de la capitale anglaise, mais agace Churchill. La conférence échoue à cause des divisions, entretenues par les Britanniques, entre les communautés religieuses indiennes. Sur le chemin du retour, Gandhi séjourne à Paris puis en Suisse, où il rencontre son biographe Romain Rolland, et en Italie, où il croise Mussolini. 

La Grande-Bretagne revient à une ligne dure ; les dissensions entre communautés s'aggravent. Gandhi est de nouveau jeté en prison ; il y apprend, en août 1932, que le projet de Constitution prévoit d'instituer des régimes électoraux séparés, non seulement pour les différentes religions, mais aussi pour les intouchables. En effet, leur représentant, le Dr Ambedkar, violemment antihindou, a préféré négocier avec les Anglais. Pour enrayer ce processus de désunion du peuple indien, Gandhi décide de jeûner jusqu'à mettre sa vie en danger. Commencé le 20 septembre 1932, le «jeûne épique» se termine une semaine plus tard ; Gandhi a bien failli mourir, mais un phénomène extraordinaire s'est produit : les temples ont été ouverts aux intouchables, des femmes des différentes castes ont accepté publiquement la nourriture de leurs mains. Un pacte est conclu entre hindous et harijans. 

Gandhi, devenu par son formidable charisme le «Père de la nation», s'éloigne du combat politique : le relais est pris au début des années 1930 par de jeunes militants nationalistes, Nehru en particulier, influencés par le marxisme et l'école socialiste anglaise des fabiens. Nehru vénère sincèrement Gandhi, mais tous deux défendent des conceptions radicalement différentes : le Mahatma veut un monde de petits producteurs fraternels vivant dans des villages, Nehru ambitionne, pour résorber la misère, d'industrialiser et de développer économiquement l'Inde de demain. 

Quand éclate la Seconde Guerre mondiale, Gandhi adopte, au contraire de ce qu'il avait fait en 1918, une position résolument pacifiste. Les Britanniques auront beau faire – ils envoient le travailliste Cripps proposer à l'Inde de soutenir l'effort de guerre allié en échange de la promesse du statut de dominion à la fin du conflit – Gandhi reste sur ses positions. Plus encore : malgré les réticences de Nehru et des socialistes, il lance, en avril 1942, le slogan anti-anglais Quit India as masters («Quittez l'Inde en tant que maîtres») et pousse à l'insurrection. Il connaît encore la prison, avec de nombreux membres du Congrès ; sa femme, Kasturbai, y meurt – après soixante-deux ans de vie commune. Churchill le fait libérer en 1944, puis les travaillistes du cabinet Attlee accélèrent le processus de décolonisation : affaiblie par la guerre, la Grande-Bretagne est plus préoccupée de son redressement économique et social que du sort de son lointain Empire. 

Sonne alors l'heure de l'indépendance, mais à quel prix ! La Ligue musulmane s'obstine à réclamer un État séparé regroupant les régions indiennes à majorité musulmane. De toutes ses forces, Gandhi s'oppose à la «vivisection» du sous-continent. En 1946, la discussion devient impossible : Jinnah refuse de participer au gouvernement intérimaire dirigé par Nehru et lance une journée d'action directe, le 16 août 1946, qui se solde par 5.000 morts à Calcutta. À soixante-quinze ans, Gandhi reprend son bâton de pèlerin, va alternativement habiter chez des hindous et chez des musulmans, tente de les réconcilier sur le terrain même de leurs violences. Il récite la Bible, le Coran, la Bhagavad-Gita. Malgré ses efforts, le plan de partage se précise, et lord Mountbatten, dernier vice-roi, annonce la partition de l'Empire en deux dominions, le Pakistan et l'Inde, le 14 et le 15 août 1947. Le plus grand exode de tous les temps commence, qui met en mouvement 12 millions de réfugiés: musulmans quittant l'Inde pour rejoindre le Pakistan, hindous et sikhs empruntant le chemin inverse. Des atrocités sont commises de part et d'autre, et le bilan est abominable : entre 1 et 2 millions de morts. 

Gandhi décide de jeûner jusqu'à la mort pour éviter le pire à Calcutta, la plus explosive des métropoles. Il y réussit : des tueurs des deux bords, hindous et musulmans, viennent déposer leurs armes à ses pieds en pleurant. Mais, parmi ses frères les plus proches, les hindous, pour qui sont ses plus vives critiques, certains ne les lui pardonnent pas : l'extrémiste Nathuram Godse le tue de trois balles lors d'une prière publique, le 30 janvier 1948. 

Deux millions d'Indiens assisteront dans la douleur à ses funérailles. Sa vie exemplaire, son message de tolérance universelle contribuèrent à la réforme de la vieille société de castes hindoue ; son opiniâtre «recherche de la vérité» concourut à la libération de l'Inde de la tutelle britannique. Mais ce sont les hommes politiques – dont il n'était pas – qui ont fait l'indépendance séparée de l'Inde et du Pakistan, véritable crève-cœur pour celui qui était devenu le «Père de la nation».  

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2. La Paix racontée par Gandhi

Une des histoires préférées que grand-père aimait nous raconter était celle d'un ancien roi indien hanté par le désir de trouver le sens profond de la paix. 

Dans sa quête, ce roi voulait surtout découvrir la nature de la paix, comment y parvenir et comment la conserver. Le Roi invita donc les sages de son royaume à répondre à ses questions, leur promettant une généreuse récompense.  

Mais les sages ne purent lui expliquer ni la nature de la paix, ni comment y parvenir.  

Finalement, quelqu'un suggéra au roi de consulter un vieux sage, qui vivait tout juste au-delà des limites de son royaume. «C’est un vieil homme très sage» dit-on au Roi. «S’il existe quelqu’un qui puisse répondre à tes questions, c'est bien cet homme.»  

Le Roi se rendit donc consulter le saint homme et lui fit part de sa quête. En silence, le sage se dirigea vers sa cuisine et en revint avec un grain de blé.  

«Dans ce grain de blé se trouvent tes réponses» lui dit le sage en déposant le grain dans la main tendue du Roi.  

Troublé, mais refusant d’admettre son ignorance, le roi prit le grain et s'en retourna vers son palais. Il déposa le précieux don dans un minuscule coffret d'or qu’il verrouilla et mis à l'abri dans un endroit sûr. Chaque matin, à son réveil, le roi ouvrait le coffret et observait le grain de blé dans l'espoir d’y trouver les réponses qu'il cherchait. Mais en vain.  

Les semaines passèrent et un autre sage, qui passait par là, fut invité par le roi à résoudre son dilemme. Le roi lui raconta sa rencontre avec le vieux sage et lui fit part de l'étrange don qu’il avait reçu en guise de réponse. «Depuis, j'observe le grain de blé chaque matin sans y trouver réponse», confia le souverain au sage.  

Le sage répondit : «La solution est fort simple, Majesté, ce grain représente la nourriture du corps, tout comme la paix est celle de l’âme. Ce grain de blé, si vous le laissez prisonnier du coffret d'or, finira par pourrir, et ne pourra plus nourrir les hommes ou se multiplier. Cependant, si vous le laissez entrer en contact avec les éléments – le soleil, l'eau, l'air, et la terre - il s'épanouira et se multipliera. Avec l'action de la nature, ce sont bientôt des champs de blé entiers qui, non seulement vous nourriront, mais alimenteront aussi une population entière. Voilà bien le sens de la paix. Elle nourrit non seulement votre âme mais aussi celle des autres, elle doit se répandre en interagissant avec les éléments qui l'entourent.»  

Voilà l'essence même de la philosophie de «non-violence» de Gandhi. C’est la poursuite de la vérité. Tout au long de notre vie, l’amour, la compassion, l’empathie et le respect doivent guider notre quête de la vérité. Comme le grain de blé qui s’épanouit grâce aux éléments, la noblesse de nos valeurs doit interagir avec la société, afin qu’elle devienne paix et harmonie.

Plus nous possédons de biens matériels, plus nous devons les préserver de ceux qui les convoitent, car cette possession engendre la jalousie ainsi que le désir de prendre par la force ce que les gens dans le besoin ne peuvent obtenir au nom de la compassion. 

Les quatre principes essentiels de la philosophie de Gandhi sont simples à comprendre et à appliquer.  

À l’échelle de la société, ces quatre principes sont : la vérité, l’amour, la confiance et le don de soi.  

Au niveau personnel, les quatre principes qui doivent guider notre vie sont : le respect, l’empathie, l’acceptation de l’autre, et la compréhension.  

Source :http://www.cbu.edu/Gandhi/html/articles1.html

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